Laurence Leblanc
Où subsiste encore
18.06 ... 18.09 2022

Laurence Leblanc construit depuis plus de vingt ans une œuvre faite de patience et de maturation. Peu de séries à son actif, mais toujours la même exigence et le même humanisme. Dans ses clichés, presque toujours en noir et blanc, Laurence Leblanc est constamment en recherche de beauté. Avec son appareil photographique, elle se confronte aux autres aux quatre coins du monde [Cambodge, Inde, Afrique du Sud, etc.] et tente de transmettre des sensations communes, rendre perceptible ce qui nous relie tous. Avec les photographies de Laurence Leblanc, le sujet représenté n’est jamais réellement l’objet de sa photographie. Il s’agit d’abord et avant tout de tisser des liens, de rendre « tangibles » les relations entre les hommes, qu’ils soient en France, au Tibet, à Bamako. Le processus de création passe par une immersion complète, de longue durée, récurrente dans les lieux qu’elle explore [plusieurs séjours sont nécessaires] ; Laurence Leblanc s’imprègne de l’environnement, revient en France avec ses négatifs, les décline en planche-contact, puis édite ses planches, y revient, change d’avis. De sélection en sélection, elle épure ses choix pour en extraire l’essentiel.

Lauréate du prix HSBC en 2003 et du Prix Niépce en 2016, présente dans de nombreuses collections publiques, Laurence Leblanc n’avait jamais jusqu’alors bénéficié d’une exposition rétrospective. L’exposition du musée Nicéphore Niépce fera cohabiter l’ensemble des travaux de l’artiste de ses débuts à la fin des années 1990 jusqu’à ses dernières créations vidéos.